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7B – Le flux veineux spontané

Le flux veineux spontané

 

Au niveau des membres, le flux veineux étant, d’une façon générale, relativement lent, il n’est spontanément décelable au Doppler que sur les veines de large diamètre, à l’aide d’une sonde de haute fréquence, et sur le sujet en position allongée. Ainsi, un flux spontané lent peut être détecté sur les principales veines proximales (fémorale commune, fémorale superficielle, poplitée…) d’un sujet sain en décubitus à l’aide d’une sonde fonctionnant, en mode Doppler, entre 4 et 8 MHz. Sur les veines plus distales (tibiales, par exemple) ou superficielles (comme les veines saphènes), le flux n’est spontanément décelable, le plus souvent, qu’avec des sondes de fréquence plus élevée.

Sur les veines proximales (subclavières, jugulaires, fémorales communes), ce flux est marqué par une modulation respiratoire, avec accélération du flux en inspiration au cou et aux membres supérieurs, et ralentissement aux membres inférieurs, et inversement en expiration.

Sur les veines de l’abdomen, le flux est spontanément plus rapide et plus facilement décelable, marqué par une profonde modulation respiratoire. En outre, la modulation atriale devient clairement apparente sur les veines les plus proches de l’atrium droit, comme les veines hépatiques et la partie haute de la veine cave inférieure. La même modulation est souvent présente sur les veines subclavières, et surtout les veines jugulaires.

 

Figure 42 : Effet des mouvements de ventilation pulmonaire sur la modulation du flux veineux. Lors de l’inspiration, la contraction diaphragmatique augmente la pression abdominale, et réduit le flux des veines des membres inférieurs tributaires du système cave inférieur, tandis que la pression intra-thoracique diminue, ce qui facilite l’écoulement du sang dans le système cave supérieur, donc dans les veines cervicales et des membres supérieurs. Le phénomène inverse s’observe lors de l’expiration.